Réglementation PPWR : tout ce qu’il faut savoir et son impact sur les consommables d’emballage
La réglementation européenne PPWR (Packaging and Packaging Waste Regulation) marque une étape importante pour le secteur de l’emballage dans l’Union européenne en définissant de nouvelles règles visant à réduire les déchets et à encourager l’économie circulaire.
Récemment, la Commission européenne a apporté une modification importante à cette réglementation. Le film étirable et les matériaux de cerclage sont désormais exemptés de l’exigence de réutilisation à 100 % initialement prévue par le règlement. Une décision majeure pour les secteurs de l’emballage et de la logistique, qui vise à concilier les ambitions environnementales de l’Union européenne avec les réalités techniques et économiques du terrain.
Que prévoyait initialement la PPWR ?
La réglementation PPWR vise à transformer le modèle actuel de production et de consommation des emballages afin de le rendre plus durable. Parmi ses principaux objectifs figurent la réduction des déchets d’emballage, l’augmentation de l’utilisation de matières recyclées et le développement de solutions d’emballage réutilisables.
Dans ce contexte, l’article 29 du règlement prévoyait qu’à partir du 1er janvier 2030, 100 % des éléments utilisés pour stabiliser les marchandises sur palettes, tels que le film plastique et le cerclage, soient réutilisables dans certaines situations logistiques, notamment :
- Les transports internes au sein d’une même entreprise ;
- Les transports entre entreprises liées ou appartenant à un même groupe ;
- Les transports entre entreprises situées dans un même État membre.

Cette mesure a rapidement suscité des interrogations dans l’industrie en raison des défis techniques et économiques qu’elle représentait pour les entreprises.
La Commission européenne exempte le film étirable et le cerclage
Après avoir étudié la faisabilité réelle de cette exigence, la Commission européenne a conclu qu’imposer une réutilisation à 100 % des films étirables et des feuillards de cerclage n’était pas réalisable à l’heure actuelle. Une telle obligation entraînerait des coûts disproportionnés pour les entreprises de l’emballage et de la logistique.
Selon les estimations, atteindre un objectif de 100 % d’emballages réutilisables dans ces applications nécessiterait entre 4,7 et 5,3 milliards d’euros d’investissements supplémentaires, en dehors des cycles normaux de renouvellement des équipements.
Par ailleurs, l’association European Plastic Films (EuPF) indique qu’une analyse indépendante du cycle de vie a démontré que le recours à des alternatives entièrement réutilisables pourrait entraîner une hausse des émissions de gaz à effet de serre allant de 35 % à plus de 1 700 % par rapport aux solutions recyclables à usage unique actuellement utilisées.
La Commission reconnaît également qu’à ce jour, les films étirables et les feuillards à usage unique offrent des niveaux de sécurité, de maintien et de stabilité des charges que les solutions réutilisables ne sont pas encore en mesure de garantir dans les mêmes conditions.

Ce qui ne change pas : l’objectif de réutilisation de 40 %
Même si cette exemption a été introduite dans le règlement, les objectifs généraux de la PPWR restent inchangés.
À partir du 1er janvier 2030, 40 % des emballages de transport devront être réutilisables. Cet objectif concerne notamment les palettes, les caisses plastiques pliables, les conteneurs intermédiaires pour vrac (IBC), les bacs, les fûts et d’autres emballages industriels.
Par ailleurs, les fabricants de matériaux d’emballage devront continuer à respecter plusieurs exigences essentielles :
- Garantir la recyclabilité des emballages ;
- Intégrer davantage de matières recyclées dans certains matériaux ;
- Réduire l’impact environnemental des emballages tout au long de leur cycle de vie.

Par ailleurs, la Commission reconnaît que, actuellement, les matériaux à usage unique comme le film étirable ou les feuillards de tension offrent des niveaux de sécurité et de stabilité de charge que les alternatives réutilisables ne peuvent pas encore égaler.
Une adaptation progressive du secteur de l’emballage
L’exemption accordée au film étirable et au cerclage illustre la volonté de la Commission européenne d’adapter les objectifs environnementaux aux réalités technologiques et économiques du secteur logistique.
Même si certains consommables d’emballage sont exclus des exigences de réutilisation, l’ensemble de l’industrie devra poursuivre ses efforts pour développer des solutions plus durables, plus recyclables et moins consommatrices de ressources.
Comment les systèmes d’Innova peuvent-ils contribuer aux objectifs de la PPWR ?
Au-delà de leur efficacité opérationnelle, les systèmes d’emballage développés par Innova sont conçus pour réduire la consommation de matériaux et d’énergie tout au long du processus d’emballage.
1. Réduction de la consommation de consommables
Des solutions comme le houssage étirable, qui utilise une seule housse pour protéger l’ensemble de la palette, ou les banderoleuses équipées de systèmes de pré-étirage pouvant atteindre 350 %, permettent de réduire significativement la quantité de matériau utilisée sans compromettre la stabilité ou la protection des charges.
Les systèmes de cerclage participent également à cette démarche en garantissant un excellent maintien avec une quantité limitée de consommable.
Enfin, la banderoleuse semi-automatique Cyclone d’Innova peut fonctionner avec un consommable papier recyclable, offrant ainsi une alternative plus respectueuse de l’environnement aux films plastiques traditionnels.

2. Efficacité énergétique
Les solutions Innova intègrent des moteurs et des composants à haute efficacité énergétique permettant de réduire la consommation d’énergie à chaque cycle de fonctionnement.

Cette approche contribue à limiter l’empreinte environnementale des opérations d’emballage tout en maintenant des niveaux élevés de performance et de productivité.
3. Durabilité des équipements
La conception modulaire des équipements Innova facilite la maintenance, les mises à niveau technologiques et le remplacement ciblé des composants.
Cette architecture permet de prolonger significativement la durée de vie des machines sans avoir à remplacer l’ensemble du système, réduisant ainsi l’impact environnemental lié à la fabrication de nouveaux équipements.
Ces caractéristiques s’inscrivent pleinement dans les objectifs de la réglementation PPWR, qui encourage une approche plus durable de l’emballage tout au long de son cycle de vie.
Une réglementation qui accélère la transition du secteur
Une chose est sûre : la réduction des consommables, l’amélioration de la recyclabilité des emballages et l’optimisation des processus d’emballage seront au cœur des enjeux du secteur dans les années à venir.

Chez Innova Group, nous développons des solutions d’emballage conçues pour optimiser l’utilisation des matériaux, améliorer l’efficacité énergétique et réduire l’impact environnemental des opérations de fin de ligne.
N’hésitez pas à contacter notre équipe pour découvrir comment nos solutions peuvent vous accompagner dans l’atteinte de vos objectifs de durabilité et de performance !







